Spectacles à venir
BD-MARION-Lévy

Marion Lévy écrit avec le corps et les mots ce qu’elle observe du réel. Ses chorégraphies sont des histoires qu’elle raconte aux grands aussi bien qu’aux petits. Formée au Centre National de Danse Contemporaine d’Angers, interprète pour Philippe Decouflé et Anne Teresa de Keersmaeker à ses débuts, elle fonde en 1998 la compagnie Didascalie, implantée en région Occitanie. Entre la création de spectacles, la pédagogie et l’organisation d’évènements, la compagnie initie des rencontres entre des artistes de divers domaines – théâtre, danse, cinéma, musique, arts plastiques, sciences. Elle collabore ainsi avec Arthur H., Piers Faccini, James Thierrée, Yasmina Reza, Fabrice Melquiot, Noémie Lvovsky ou Richard Berry. Elle travaille aujourd’hui à l’adaptation cinématographique de Les Puissantes, actuellement en tournée avec Et Juliette, tous deux présentés la saison dernière à Théâtre + Cinéma. Au cours de la saison, Marion Lévy nous réserve une Surprise Party en juin et propose, aux enfants, adolescents et adultes, une leçon de danse à Théâtre + Cinéma.

Site web de Marion Lévy.

Qu’est-ce qu’être artiste associée à Théâtre + Cinéma ?

C’est extrêmement important pour nous de pouvoir s’ancrer sur un territoire, de faire connaissance avec une équipe, un public. Pour nous qui sommes toujours en tournée, toujours dans l’instabilité, se projeter dans une aventure pérenne, sur un territoire, est une chance. J’ai choisi d’implanter ma compagnie ici, à Narbonne, et j’ai à cœur de développer dans la région mes projets de création, des actions de sensibilisation et une dynamique chorégraphique à long terme.

Durant cette première saison de Théâtre + Cinéma, qui avez-vous rencontré ?

J’ai eu la chance d’avoir plusieurs temps de rencontres avec le public lors de la première saison de Théâtre + Cinéma. Il y a eu la soirée d’inauguration, une superbe soirée cinéma avec la journaliste Rosita Boisseau et bien sûr la présentation de mes deux spectacles. J’ai d’ailleurs rencontré à cette occasion une femme qui dessine ce qu’elle ressent durant les spectacles. Venue voir Les Puissantes avec son mari, elle m’a offert son dessin, accompagné d’un petit mot magnifique. J’y ai aussi rencontré des jeunes, enthousiastes, émus et puis ai observé avec plaisir les gens dans la rue. Dans le cadre de Scènes d’Enfance à Capendu, j’ai aussi vu des élus passionnés, extraordinaires. Ça regorge de désir ici et ça donne envie.

Et quelle place occupe le cinéma dans votre création chorégraphique ?

J’ai présenté l’année dernière à Théâtre + Cinéma, le court-métrage de mon solo réalisé lorsque j’ai quitté la compagnie d’Anne Teresa de Keersmaeker. Je crois que mon rapport au cinéma se situe là : dans le prolongement d’un spectacle par l’image. Ça passe ainsi d’abord par la scène, pour se poursuivre ensuite par le cinéma. Si je me suis inspirée des films de Lars Von Trier ou d’Orson Welles pour Les Puissantes, le texte a toujours été très important dans mon travail de danse. Il faut dire aussi que j’ai également beaucoup travaillé avec des acteurs de théâtre et de cinéma. J’aime les croisements et c’est une des raisons pour lesquelles j’entame aujourd’hui l’écriture d’un film adapté de mon spectacle Les Puissantes.

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