Musique – Théâtre

Clotilde Courau
Lionel Suarez

DATE :

Mardi 28 avril 2020 à 20h

LIEU :

Salle Théâtre

DURÉE :

1h

TARIF B :

De 10€ à 25€

Avec : Clotilde Courau

Accordéon : Lionel Suarez

Direction artistique : Serge Hureau

On connaît tous les refrains de Piaf, l’icône de la musique populaire. On connaît moins les mots d’Edith, la femme brisée par la mort, en octobre 1949, de Marcel Cerdan, l’amour de sa vie. Sept mois après cette disparition, la star entame une correspondance avec son amant Tony Franck, directeur d’un théâtre marseillais. 11 lettres en 26 jours : une soif de vivre inépuisable, un désir absolu d’amour. L’actrice de cinéma et de théâtre Clotilde Courau explore avec délicatesse cette face inattendue de la Môme. Sur le plateau quasi nu, accompagnée par l’accordéon virtuose de Lionel Suarez, elle lit la correspondance intime de cette artiste qu’on découvre touchante et familière. Une rencontre à cœur ouvert autour de celle qui a su si bien chanter l’amour.

Blue Line Production

« Au travers d’onze lettres, Clotilde Courau nous fait revivre l’histoire d’un amour : des débuts où Piaf aime avec de grands élans de coeur:  « Des yeux qui font baisser les miens, Un rire qui se perd sur sa bouche, Voilà le portrait sans retouche De l’homme auquel j’appartiens » à la séparation qui tempête puis se soumet, constat implacable d’une incompatibilité de sentiments.
 Piaf y apparaît aussi attentive et touchante qu’exigeante envers elle-même et les autres. Dans cette intimité épistolaire, on retrouve avec une force étonnante toute l’essence de cette grande dame dont les mélodies ont parcouru le monde et même si Clotilde Courau ne fredonne aucun refrain connu , certains viennent compléter en silence dans notre esprit les paroles intenses qui résonnent sur le plateau :  « Quand il me prend dans ses bras , Il me parle tout bas, Je vois la vie en rose. Il me dit des mots d’amour…. » Accompagnées par un accordéon complice, les confidences d’Edith, ses « mots de tous les jours » nous font assurément « quelque chose ». Lionel Suarez et son instrument épousent les respirations, les minutes d’euphorie et celles de dépression, caressent ou secouent l’âme : exercice délicat dont on doit reconnaître la qualité. Clotilde Courau se fait aède le temps d’une heure des amours éphémères d’Edith et de Franck, revit ces mots tantôt assoiffés de vie, tantôt désespérés, avec son sourire, ses yeux, ses mains….sans singer la Môme, non! juste en lui rendant hommage par des clins d’oeil : on voit ainsi ses grands éclats de rire, on entend parfois les intonations de la belle gosse des quartiers mais Serge Hureau s’est appliqué à ce que l’on s’attache autant à la femme qui interprète qu’à celle qui est interprétée. Il y a en Clotilde Courau une sincérité désarmante , une simplicité terriblement séduisante : sur scène, sans artifice, elle s’impose avec naturel et authenticité. L’ émotion est palpable parce qu’elle n’est pas surjouée et l’on sort de la salle heureux d’avoir passé une heure privilégiée avec deux dames de grande qualité…. »
Lagrandeparade.fr – Julie Cadilhac

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